LE SOUVENIR







 L'Amour, la Mémoire

 

L'amour perdu est encore de l'amour.
Il prend une forme différente, c'est tout.
Vous ne pouvez plus voir son sourire
Ou lui faire à manger ou ébouriffer ses cheveux
Ou vous déplacer sur une piste de danse.
Mais quand ces sens s'affaiblissent d'autres augmentent.
La Mémoire.
La mémoire devient votre partenaire.
Vous la nourrissez. Vous la tenez. Vous dansez avec elle. 

- Mitch Albom -





Les heures meurent ...

En attendant, sur la chaise où je suis assis, la nuit, le ciel descend.
Tous ceux à qui je pense.
Je voudrais être aux premiers jours de mon enfance. Et revenir.
M’en aller de l’autre coté pour repartir.


 

La pluie tombe.
La vitre pleure.
On reste seul.
Les heures meurent.
Le vent violent emporte tout...



Extrait du poème de Pierre REVERDY - "Les yeux inconnus"




L'éternité dans ton cœur

Comme une rose qui s'ouvre
Un peu plus chaque jour
Qu'il pleuve, qu’il vente
Ou qu'il neige dans ta vie
Quand le soleil brille
Et même dans l'adversité
Je suis là près de toi
Près de ton cœur
Et je serais toujours là
Tel un ange blanc
Dont la lumière resplendit
Jusque dans ton cœur       

                                                        Pour aujourd’hui, pour demain
                                                     Et pour l’éternité.

- Poème de Florence sur "http://poemesdelange.centerblog.net/" -



 
Un petit coin de paradis

 
Il me suffit désormais de fermer mes paupières pour te voir, cesser de respirer pour sentir ton odeur, me mettre face au vent pour deviner ton souffle.

Alors écoute où que je sois, je devinerai tes éclats de rire, je verrai le sourire dans tes yeux. J'entendrai l'éclat de ta voix.

Savoir simplement que tu es là, quelque part sur cette terre sera, dans mon enfer, mon petit coin de Paradis.
                                                                                     
                                                                                - Marc Levy -




                    Il y a des souvenirs ...


Il y a des souvenirs qui ne demandent pas la mémoire, on les porte en soi comme un parfum qui vous colle à la peau tant les notes de cœur et de fond ont enivré l'âme, d'une emprunte olfactive à jamais ...

                                                                                         - Éclats de Vers - "Sur la feuille de mes pensées"








 Tout ce qui est beau sera toi à jamais !



Les dates anniversaires


J'ai un profond respect des dates anniversaires.
Ces portes que le temps dispose autour de nous
Pour ouvrir un instant nos cœurs à ses mystères
Et permettre au passé de voyager vers nous.

Je suis toujours surpris par les coïncidences
Qui nous font un clin d’œil du fond de leur mémoire
En posant des bonheurs sur les journées d'absence
Et nous laissent à penser que rien n'est un hasard.

Peut-être est-ce un moyen lorsqu'ils se manifestent
Pour ceux qui sont partis dans un autre univers
De nous tendre la main par l'amour qui nous reste
Pour nous aider parfois à franchir des frontières.

Est-ce nous qui pouvons au travers de l'espace
Influencer ainsi la course des années ?
Ou serait-ce un lambeau de leur chagrin qui passe
En déposant des fleurs sur le calendrier ?

Il existe en tous cas dans les anniversaires
Une part de magie qui fait surgir d'ailleurs
Les visages ou les mots de ceux qui nous sont chers
Des êtres qui nous manquent et dorment dans nos cœurs.

Ils sont là quelque part pour un instant fugace
Et dans les joies souvent qu'ils partagent avec nous
Se rendorment certains que rien n'a pris leur place
Et que leur souvenir nous est resté très doux.

Sans amour notre vie n'est plus qu'un long voyage
Un train qui nous emporte à travers les années
Mais celui qui regarde un peu le paysage
Ouvre déjà son cœur pour une éternité.

Au delà des paroles et de la bienveillance
Il existe des voies difficiles à cerner
Faites de souvenirs, d'amour et de silence
Et que bien des savants vous diront ignorer.

Elles sont un privilège au cœur de la souffrance
Un baume pour les jours qu'on ne peut oublier
Qui pourraient avoir l'air d'être sans importance
Mais qui soignent des plaies difficiles à fermer.

J'ai un profond respect des dates anniversaires
Ces portes que le temps dispose autour de nous
Pour ouvrir quelquefois nos cœurs à ses mystères
Et permettre au passé de voyager vers nous

Pour ouvrir quelquefois nos cœurs à ses mystères
Et permettre au présent de nous sembler plus doux.

- Yves Duteil -

(Vous trouverez cette chanson à la rubrique "MUSIQUE" de ce blog)




L'amour au delà de la mort
Rappelle toi ...

 (Sépulture de Fernand Arbelot (1880-1942)
Oeuvre du sculpteur  Adolphe Wansart : un gisant de bronze tenant le masque de sa femme 
et au pied duquel on peut lire : 

"Ils furent émerveillés du beau voyage qui les mena jusqu'au bout de la vie"


Rappelle-toi, quand l'Aurore craintive
Ouvre au Soleil son palais enchanté ;
Rappelle-toi, lorsque la nuit pensive
Passe en rêvant sous son voile argenté ;
A l'appel du plaisir lorsque ton sein palpite,
Aux doux songes du soir lorsque l'ombre t'invite,
Écoute au fond des bois
Murmurer une voix :
Rappelle-toi.

Rappelle-toi, lorsque les destinées
M'auront de toi pour jamais séparé,
Quand le chagrin, l'exil et les années
Auront flétri ce cœur désespéré ;
Songe à mon triste amour, songe à l'adieu suprême !
L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime.
Tant que mon cœur battra,
Toujours il te dira
Rappelle-toi.

Rappelle-toi, quand sous la froide terre
Mon cœur brisé pour toujours dormira ;
Rappelle-toi, quand la fleur solitaire
Sur mon tombeau doucement s'ouvrira.
Je ne te verrai plus ; mais mon âme immortelle
Reviendra près de toi comme une sœur fidèle.
Écoute, dans la nuit,
Une voix qui gémit :
Rappelle-toi.

- Alfred de Musset -







Être fidèle à ceux qui sont morts 


Être fidèle à ceux qui sont morts, ce n'est pas s'enfermer dans sa douleur.
Il faut continuer de creuser son sillon : droit devant comme ils l'auraient fait eux-mêmes. Comme on l'aurait fait avec eux, pour eux.

Être fidèle à ceux qui sont morts, c'est vivre comme ils auraient vécu. Et les faire vivre en nous. Et transmettre leur visage, leur voix, leur message aux autres,  à un fils, à un frère, ou à des inconnus, aux autres, quels qu’ils soient.

                                        Et la vie tronquée des disparus, alors, germera sans fin.

                                                                                                        - Martin Gray - "Le livre de la vie"





"S'il te plait Maman, dis leur que j'existe"

 
Dis leur que j'existe... Maman.

Une journée après l'autre, de défaites en victoires,
Je t'ai vu doucement accepter mon départ.
De remises en question en doutes interminables,
Tu apprends peu à peu à vivre l'inacceptable.


Je suis heureux, Maman, quand je te vois sourire,
Et quand je sens en toi lentement la paix venir.
Je peux voir dans ton cœur que la colère s'efface,
Et que c'est notre amour qui enfin prend sa place.
Je peux voir la tendresse inonder ton sourire,
Quand tu penses en silence à nos rares souvenirs.
Je peux voir ton visage, d'où s'effacent les larmes,
Et où colère et peine déposent enfin les armes.

Alors pourquoi parfois ce chagrin dans tes yeux ?
Et pourquoi cette douleur, qui soudain ressurgit,
Qui bondit comme un fauve quand les autres m'oublient...
Comment est-il possible, après tant de douleurs,
Qu'ils puissent nier ma vie et me fermer leur cœur ?

Toi qui m'as eu, Maman, l'espace de quelques mois,
Dans ton ventre blotti, là, tout au creux de toi.
Toi qui m'as mise au monde, une fois ma vie enfuie
Ou qui m'a vu vivre quelques jours, quelques mois et mourir dans tes bras,
Ne les laisse pas me perdre à nouveau vers l'oubli.


Il en est parmi eux qui disent croire en Dieu,
Bien qu'ils ne l'ait pas vu, Il existe à leurs yeux.
Alors comment osent-ils lorsqu'ils parlent de moi,
Dire : "Nous ne l'avons pas vu" et puis en rester là ? "Nous ne l'avons pas connu", "Il n'était pas vivant", "Pour nous tu le comprends, tu n'as pas eu d'enfant"


C'est tellement plus facile de tout réinventer,
Plutôt que d'accepter ma mort prématurée.
Comme ils sont lâches, Maman, et comme j'aurais aimé,
Qu'ils me fassent une place dans leur réalité...


Ce sera dur encore, il te faudra lutter, pour leur faire comprendre que j'ai bien existé.
Que mon cœur a battu, logé au creux de toi,
Et que c'est bien une vie qui s'est arrêtée là.
Mais tu ne seras pas seule dans ce si long combat,
Je serai là, Maman, blottie tout contre toi.
Pour finir, Maman, s'il te plaît persiste, et encore une fois, dis leur que j'existe... 

(Merci à Jane de WANY-DIMPAY de m'avoir fait connaitre ce très bel hommage, trouvé sur le net) 




 
Il restera de toi, ce que tu as donné ...


J'aimerais partager avec vous, ce très beau texte, rempli d'espoir, dont je ne connais pas l'auteur et que m'a transmis mon amie Antoinette ...

 
Il restera de toi, ce que tu as donné.
Au lieu de le garder, dans des coffres rouillés,
Il restera de toi, de ton jardin secret,
Une fleur oubliée, qui ne s'est pas fanée.
Ce que tu as donné, en d'autres fleurira.
Celui, qui perd sa vie, un jour la trouvera.


Il restera de toi, ce que tu as offert.
Entre tes bras ouverts, un matin au soleil.
Il restera de toi, ce que tu as perdu,
Que tu as attendu, plus loin que tes réveils,
Ce que tu as souffert, en d'autres revivra.
Celui, qui perd sa vie, un jour la trouvera.


Il restera de toi, une larme tombée,
Un sourire germé, sur les yeux de ton cœur.
Il restera de toi, ce que tu as semé,
Que tu as partagé aux mendiants du bonheur.
Ce que tu as semé en d'autres germera.
Celui, qui perd sa vie, un jour la trouvera.


- Auteur inconnu -





Oui, nos corps vont disparaître, mais ...




Oui, nos mains vont disparaître ...
Mais nos poignées de mains, mais nos signes de bonjour, mais nos gestes d'adieu, mais l'invisible chemin de nos caresses ... nous n'allons pas les brûler.

Oui, nos pieds vont disparaître ...
Mais la foulée de nos promenades, mais l'élan de nos courses, mais le saut de nos jeux, mais le pas de nos danses et de nos rendez-vous ... nous n'allons pas les noyer.

Oui, nos visages vont disparaître et nos oreilles et nos lèvres et nos yeux ...
Mais nos sourires, mais nos écoutes, mais nos regards, mais nos baisers ... nous n'allons pas les enterrer.

- "Un peu de mort sur le visage" - Gabriel RINGLET - Prêtre et Théologien






Le souvenir


"En allant confier le corps de mon fils à la terre accueillante où il dormira doucement à côté des siens, en attendant que j'aille le rejoindre, je ne lui dit pas adieu, je lui dit à bientôt. Car la douleur qui me serre le cœur raffermit, à chacun de ses battements, ma certitude qu'il est impossible d'autant aimer un être et de le perdre pour toujours. Ceux que nous avons aimés et que nous avons perdus ne sont plus où ils étaient, mais ils sont toujours partout où  nous sommes. Cela s'appelle d'un beau mot plein de poésie et de tendresse : le SOUVENIR."

                                                                                                  - Doris LUSSIER -


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Ceux que nous avons aimés, sont non seulement partout où nous sommes, mais surtout à jamais dans notre cœur, ils vivent en effet dans notre souvenir.

2 commentaires:

  1. La perte d'êtres aimés est cruelle et douloureuse. Je me suis découvert une expression ennemie : PLUS JAMAIS Comment admettre QUE PLUS JAMAIS nous tiendrons leur main, verrons leur sourire, dire simplement JE T'AIME si ce n'est devant une photo.

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  2. tres dur la perte de nos etres chers ,j'ai perdu mon mari a 59 ans et 3 ans apres mon plus jeune fils de 20 ans ,meme cause d'accident ,,,,et la question qui reste sur mes lévres :pourquoi ,??? on se fait une raison mais le deuil a mis du temps a se faire ,si on peut dire ça,,, mais dur tous les jours ,mais ils sont là ,ils me protégent ,me font aller de l'avant ,,et on s'accroche

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