LES ATTITUDES













           - J'avais perdu le sens de la vie -

Hier, j'ai cru un moment ne plus pouvoir continuer à vivre, avoir besoin d'aide. 

J'avais perdu le sens de la vie et le sens de la souffrance, j'avais l'impression de "m'effondrer" sous un poids formidable, pourtant là encore j'ai continué à me battre, et tout à coup je me suis sentie capable d'avancer, plus forte qu'auparavant. 

J'ai essayé de regarder au fond des yeux la "Souffrance" de l'humanité, je me suis expliquée avec elle, ou plutôt : "quelque chose" en moi s'est expliqué avec elle, nombre d'interrogations désespérées ont reçu des réponses, la grande absurdité a fait place à un peu d'ordre et de cohérence, et me voilà capable de continuer mon chemin. 

Une bataille de plus, brève mais violente, dont je suis sortie dotée d'un infime supplément de maturité. 

                                                                                                                                          - Etty HILLESUM - 
(Décédée le 30 novembre 1943 au camp de concentration d'Auschwitz. Elle a écrit de nombreuses lettres en 1942-1943 depuis le camp de transit de Werterbork) 



   

Les mots que l'on ne dit pas


Il y a les mots que l'on ne dit pas parce qu'on les a tus trop longtemps, parce qu'ils rouvriraient nos blessures, parce qu'ils sont trop lourds de colère et réclament une justice qui ne sera pas rendue.

Il y a les mots que l'on ne dit pas parce qu'ils rempliraient nos yeux de larmes, parce qu'ils nous font trop peur, parce qu'ils nous feraient trop mal, parce qu'il est trop tôt ou bien qu'il est trop tard.

Il y a les mots que l'on ne dit pas parce qu'on a appris à se taire, parce qu'ils créeraient le désordre, parce que de toutes façons, les autres ne les comprendraient pas.

Il y a les mots que l'on ne dit pas parce qu'on n'y pense pas, parce qu'on a rien à se dire, parce qu'on veut les oublier, parce qu'on ne les pense plus et qu'on est fatigué.

Il y a les mots que l'on ne dit pas parce qu'on ne sait pas comment les dire, parce qu'on a jamais appris, parce qu'ils sont contradictoires et que ça n'est pas permis.

Il y a les mots que l'on ne dit pas parce qu'on n'ose pas aller vers l'autre, parce qu'on ne veut pas ôter son masque, parce qu'on se sait tellement fragile et qu'on préfère se protéger.

Il y a les mots que l'on ne dit pas parce que ça bouleverserait l'ordre établi, parce que ça obligerait à les entendre, parce que ça ferait tellement de bruit, parce que ça ouvrirait les vannes et qu'on a peur d'être noyé.

Il y a les mots que l'on ne dit pas alors qu'ils déplaceraient les montagnes, alors qu'ils ouvriraient portes et fenêtres, alors qu'ils bâtiraient des ponts, des routes, alors qu'ils feraient chanter la lumière et revenir la vie.

Il y a tous ces mots que l'on ne dit pas. Comment faisons nous pour nous taire ? De quoi pouvons nous bien parler ? S'il ne restait qu'une seule chose à faire, ce serait de s'écouter enfin ....

                                                                                                                                                         - Auteur inconnu - 







                                                                           Ta vie est là

Sors de ta bulle, sors de toi, de cette prison que tu t’es construite. 
Brise ce miroir trompeur, va voir le monde, va voir la vie qu’il y a dehors, et la joie et la tristesse, et les drames, et les grands bonheurs et puis les grands malheurs.
Et tu verras, peut-être, de quelle taille précise sont tes malheurs.
Et tu cesseras, peut-être, d’accuser et d’entretenir cette malsaine rancune.
Et tu consentiras, peut-être, à fouiller dans tes mauvais souvenirs.
Et tu essaieras, peut-être, d’entrouvrir ton cœur.
Et tu te dirigeras, peut-être, vers la fin de cette inepte souffrance.
Regarde, respire, hume, effleure, découvre, vois, ta vie est là, qui t’attend derrière la porte.
Ne la laisse pas s’en aller. 

                                          -  Auteur inconnu - "Pensées Plurielles"




Les mots qui se taisent 
 
Que disent ces mots qui se taisent ?


Ils sont contenus dans tous ces points de suspension, qu'on suspend en plein vol, au milieu d'une phrase et invitent à en trouver un sens personnel.

Ils expriment le flux continu de ces pensées que l'on n'arrive pas à structurer.


Ils taisent ce que l'on pense être inutile d'exprimer ou trop difficile à faire passer.

Ils laissent dans un silence équivoque nos émotions et nos sentiments, que l'on ne veut pas ou que l'on ne peut pas sortir au grand jour.


Ils empêchent la construction d'un édifice relationnel solide.

Ils sont refus de livrer à l'autre les mots qui soulagent, aident, aiment dans leur pudeur ou leur impossibilité de s'offrir au miroir du dialogue.

                                                                                                            -  Auteur inconnu - "Pensées Plurielles"



La clé du bonheur

 
                      N'aies pas peur de tes peines,
                      Elles feront place à la joie.
                      Les larmes sont des chaines,
                      Que le sourire foudroie.

                                  Ne chasse pas tes souvenirs,
                                  Ils forment ton histoire. 
                                  Tu verras les soupirs
                                  Laisseront place à l'espoir. 

                                              Tourne les quelques pages
                                              Qui t'éloignent du bonheur.
                                              Mais reste assez sage
                                              Pour garder dans ton coeur, 

                                                           Ceux que tu as croisés
                                                           Pour une heure ou une vie
                                                           Ceux que tu as aimés
                                                           Et qui t'ont tant appris.

                                                                          Parfois tout est facile
                                                                          Parfois c'est laborieux.
                                                                          L'expérience est fertile
                                                                          Et l'amour contagieux. 

                                                                                      Alors laisse couler
                                                                                     Ce qui pèse à ton coeur.
                                                                                      Et puis retourne aimer.
                                                                                       C'est la clé du bonheur.

                                                                                                                - Alexandra JULIEN -


 


                          La force et le courage

 



Vous acquérez force, courage et assurance chaque fois que vous décidez d'affronter la peur bien en face. 

Vous êtes capable de vous dire à vous même : 

"J'ai réussi à passer à travers cette horreur, je suis donc capable d'affronter ce qui est à venir."

                                                                                           
                                                                                  - Eleanor ROOSEVELT -






La force de se relever


Parfois le cri à la vie est un cri d’amour, parfois un cri de terreur, de désespoir. Ce cri lui parvient et nous renvoie ses bras protecteurs et la promesse de tous nos possibles enfouis sous les malheurs qui nous frappent.
Certains appellent cela la rage de vivre, l’instinct de conservation, ou y décèlent une très grande volonté.
Il s’agit le plus souvent de notre propre abandon face à la puissance de la vie sur les grains de sable que nous sommes.
Il faut parfois, hélas, aller jusqu’au KO, jusqu’au chaos, pour retrouver la force de nous relever et de recommencer à vivre.

                                                                                                                                            - Auteur inconnu - 



Encore frissonnant ...
  
Encore frissonnant sous la peau des ténèbres, tous les matins je dois recomposer un homme avec tout ce mélange de mes jours précédents et le peu qui me reste de mes jours à venir.
Me voici tout entier, je vais vers la fenêtre.
Lumière de ce jour, je viens du fond des temps.
Respecte avec douceur mes minutes obscures, épargne encore un peu ce que j’ai de nocturne, d’étoilé en dedans et de prêt à mourir sous le soleil montant qui ne sait que grandir.

- Jules SUPERVIELLE -
                                     
 

 Je fais ce que je peux

By Nathalie Picolout


Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes peurs de bête. Avec mes cris d'enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. Dans les éclats de sucre et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l'autre. Un oubli après l'autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux.

                                                                                                             - Thomas VINAU - "Bleu de travail"



Si tu fermes ton cœur, 
tu m'oublieras et je mourrai une seconde fois.



(...) Quand on a perdu un être cher, on peut fermer son cœur ou bien utiliser ce silex de la peine qui le déchire pour l'ouvrir davantage encore. On aime encore plus intensément et plus profondément, lorsque la douleur a creusé et agrandi notre cœur.

 

(...) Lorsqu'un cœur est ouvert, il vibre à l'unisson du monde : le sourire d'un enfant, le parfum d'une rose, le claquement du vent dans le feuillage des arbres, tout lui parle le langage de l'amour. 

 

(...) Le monde est constitué d'éléments invisibles et subtils que nous ne pouvons percevoir qu'avec notre cœur et notre intuition.

(...) Comme les fleurs réjouissent le cœur de ceux qui savent les regarder, l'univers répond à nos désirs les plus profonds si nous mettons tout en œuvre pour les réaliser.

 

(...) Lorsque notre cœur a souffert, il met en place des sécurités qui nous empêchent de vibrer au souffle imprévisible de la vie. (...) Il faut savoir lâcher le besoin de contrôle de notre mental et accueillir la petite voix qui jaillit du plus profond de notre être.

 

(...) Les rencontres et les évènements de la Vie sont bien souvent des guides qui viennent rappeler des vérités que nous avons oubliées, nous apprendre quelque chose sur nous mêmes ou bien encore nous inciter à regarder plus loin.

 

 (...) Si tu fermes ton cœur, tu m'oublieras et je mourrai une seconde fois. En ce monde, je ne peux continuer à vivre que dans ton cœur. Mais il faut qu'il reste ouvert. Ne le referme pas et le mien battra toujours à l'unisson avec le tien...

 

                                                                              - Extraits de "Cœur de Cristal" de Frédéric LENOIR -

 

 

 


         INVICTUS


Dans les ténèbres qui m'enserrent
Noires comme un puits où l'on se noie
Je rends grâce aux dieux, quels qu'ils soient
Pour mon âme invincible et fière.

Dans de cruelles circonstances
Je n'ai ni gémi ni pleuré
Meurtri par cette existence
Je suis debout, bien que blessé.

En ce lieu de colère et de pleurs
Se profile l'ombre de la Mort
Je ne sais ce que me réserve le sort
Mais je suis, et je resterai sans peur.

Aussi étroit soit le chemin
Nombreux, les châtiments infâmes
Je suis le maître de mon destin
Je suis le capitaine de mon âme.

William Ernest Henley (1843-1903)


(Cliquer sur l'image pour écouter le poème)    





                    Il faut apprendre

Il faut apprendre à ne plus rester dans le vide, au-dessus du gouffre, en chute libre quasi permanente, face au vertige.

Il faut apprendre à continuer notre chemin en ajoutant une pierre après l’autre, en refaisant le chemin en sens inverse autant de fois que nécessaire pour bien se persuader que nous avons des repères solides maintenant, des ressources disponibles.

Il faut apprendre à canaliser l’angoisse et à continuer à vivre notre vie sans attendre les autres ; et de ces tous petits pas microscopiques et lentissimes, tirer un espoir et un apaisement de plus en plus grand.

Se faire confiance et écouter notre petite voix intérieure nous dire : « toi aussi, tu peux y arriver, écoute-moi bon sang ! »... " 

- Ysyade - "Pensées Plurielles"





S'accorder du temps pour guérir ses blessures




S’accorder du temps pour guérir de ses blessures, accepter qu’elles existent, qu’elles méritent d’être soignées et pansées, les reconnaître et ne plus les minimiser, entendre quelqu’un vous dire : «Je reconnais votre souffrance et nous allons trouver comment la guérir», c’est ne plus porter cela seul et se permettre de reconnaître que OUI, vous avez vécu des choses douloureuses et que OUI vous avez le droit d’en être affecté.

 

Mais, s’il y a bien une chose que démarrer un travail sur soi vous permette, c’est de prendre conscience de toutes vos ressources, de toutes vos qualités, vous débarrasser de toutes vos croyances limitantes. Vous rendre compte que vous êtes un être exceptionnel et que personne ne peut s’autoriser à vous faire penser le contraire !

                                                                                                                                                                                                                                              - Julie ARCOULIN -








                                    Dire ses émotions 

 

Par peur de ne pas être aimé, l'être humain n'ose que très rarement exprimer ses émotions et souvent, il confond l'expression émotionnelle avec des jugements.

Dire qu'on est triste, en colère ou qu'on a peur n'est pas une faiblesse, mais une ouverture à soi et à l'autre. Alors soyons libres de dire ce qu'il y a dans nos cœurs et permettons à l'autre d'être libre dans sa réaction.

                                                   - Nassrine Reza - "La Nutri-émotion"




 

 Donner un sens à la vie à chaque jour et à chaque heure ...


Il fallait que nous changions du tout au tout notre attitude à l'égard de la vie. Il fallait que nous apprenions par nous-même et, de plus, il fallait que nous montrions à ceux qui étaient proie au désespoir que l'important n'était pas ce que nous attendions de la vie, mais ce que nous apportions à la vie. 

Au lieu de se demander si la vie avait un sens, il fallait s'imaginer que c'était à nous de donner un sens à la vie à chaque jour et à chaque heure.

                                                              - Viktor E. FRANKL - 
(Professeur autrichien de neurologie et de psychiatrie, déporté à Auschwitz. Il a aussi perdu ses parents et son épouse en déportation)

 


J'ai réglé mes comptes avec la vie ...


J'ai réglé mes comptes avec la vie, je veux dire : l'éventualité de la mort est intégrée à ma vie ; regarder la mort en face et l’accepter cette mort, cet anéantissement, toute forme d’anéantissement, comme partie intégrante de la vie, c'est élargir cette vie. 

A l'inverse, sacrifier dès maintenant à la mort un morceau de cette vie, par peur de la mort et refus de l'accepter, c'est le meilleur moyen de ne garder qu'un pauvre petit bout de vie mutilée méritant à peine le nom de vie. Cela peut paraître presque paradoxal : en excluant la mort de sa vie on se prive d'une vie complète, en l'y accueillant on élargit et on enrichit sa vie. 

- Etty HILLESUM
(décédée le 30 novembre 1943 au camp de concentration d'Auchwitz ...)





Le cadeau de la vie ...

La vie est ainsi ; 
On réalise rarement dans l'instant que les moments difficiles ont une fonction cachée : 
Nous amener à grandir.

Les anges se déguisent en sorcières et nous délivrent de merveilleux cadeaux soigneusement enveloppés dans d'ignobles emballages. 

Quand l'épreuve survient, on réagit souvent avec colère ou désespoir, rejetant légitimement ce qui nous semble injuste. Mais la colère rend sourd, et le désespoir aveugle. 


Nous laissons passer l'occasion qui nous était offerte de grandir. Alors, les coups durs et les échecs se multiplient. 

Ce n'est pas le sort qui s'acharne contre nous, c'est la vie qui tente de renouveler son message.

                                                                                                                                      - Laurent GOUNELLE -






 
 Se remettre en mouvement 

 


Faire des choses agréables lorsqu'on ne va pas bien ne relève pas de l'évidence, car on n'en a pas envie. 

Or tous les travaux indisponibles montrent qu'il faut réamorcer cette envie par des efforts initiaux (comme une remise en marche d'un moteur qui a calé). 

Et qu'il ne faut pas se tromper d'objectif : lorsqu'on va mal, le but de ces activités agréables n'est pas de nous rendre heureux, mais d'empêcher le mal-être de s'aggraver ou de s'installer durablement. 

                                                              - Christophe ANDRÉ -




Si je me fais sauvage et muette ...




Il faut nommer le mal pour le traverser ...


 
"... Il faut nommer le mal pour le traverser : mieux vaut donc une parole qui se risque à dire le mal, quitte à mal le dire, quitte à susciter, par sa maladresse, de l'agacement, que cette conspiration du silence qui fait de l'homme qui traverse une épreuve, une sorte de pestiféré. 

... L'homme qui souffre ne porte pas malheur, mais il se dégage parfois de lui cette force dont chacun a besoin, qu'il puise au plus profond de la vie, afin de soulever le poids de sa peine.                 

... Ce n'est en effet qu'après avoir crié, pleuré, enduré son épreuve que vient le temps du discernement."


 
"Voir la vie en bleu ... serait non pas être heureux malgré la vie, s'évertuant à fuir celle ci, ni même seulement être heureux avec la vie, en faisant avec, comme l'on dit : car la résignation qui baisse les bras au lieu de les ouvrir énergiquement, n'est pas plus accueillante. 

Ce qu'il faut, c'est être heureux à partir de la vie, à partir de ce qu'elle est, tantôt banale, tantôt terrifiante, souvent joyeuse ... mais jamais confortable ... il faut partir du donné aussi contrariant soit il ... faire de ce point d'arrêt imprévu, un point de départ."



- d'après le livre de Martin STEFFENS "La vie en bleu" 
         - (Pourquoi la vie est si belle dans l'épreuve) - 





La vie est ce que tu en fais ...


La vie est ce que tu en fais, 
alors n'accuse jamais qui que ce soit d'autre pour l'état dans lequel tu es, 
mais sache que tu en es responsable.

Change ton attitude et tu peux changer toute ta façon de voir.
Adopte une attitude constructive envers la vie.

Construis le meilleur à partir de ce que tu vois tout autour de toi et ignore le reste,
Ne lui donne aucune force de vie et cela disparaitra.

            Aujourd'hui est un jour nouveau
           Et ce que tu en fais dépend de toi !


                                              - Eileen Caddy - "La petite voix"








TU SOUFFRES ET TU N'ES PAS LE SEUL ...


 
Tu souffres et tu n'es pas le seul. Mais tu gardes les yeux rivés sur ta peine.
Et puis, tu n'es pas seul et tu le sais, mais tu t'enfermes dans ta souffrance.
Tu souffres quand la souffrance, comme la nature, ne peut pas ne pas être.
Et puis, tu oublies où s'en trouve la cause, très près de toi pourtant, pour ne pas dire en toi.


Tu souffres et tu oublies tes jours heureux. Et tu oublies aussi que tout, un jour, finit par passer ; que reviendront alors encore d'autres beaux jours heureux.
"Les bonnes choses ont une fin", disent les oiseaux de mauvais augure.
Et bien, bonne nouvelle ! les mauvaises choses aussi !






Ne nourris pas ta souffrance, elle pourrait se faire ogre et puis, te dévorer. Envahir tout l'espace, te couper du monde, t'empêcher de respirer.
Affames la au contraire, ne lui donne pas la colère, la rancune et le désespoir qu'elle te réclame à grands cris. Ne lui cède pas ton cœur qui ne demande qu'à s'ouvrir à l'autre ; étourdis le  sous l'affection de tes amis et de leur réconfort.


Laisses toi aimer. Et laisses ton chagrin s'éloigner, laisses le s'en aller ...


- Auteur inconnu - "Pensées plurielles" -





Viens te cacher dans les lumières avec moi ...



J'aime me perdre dans les lumières de la nuit.

Je m'y invente de nouvelles solitudes, de nouvelles vies.

Quand notre monde ne m'intéresse plus,

Quand les hommes sont définitivement prévisibles,

Quand je n'ai plus envie de me battre et de supporter l'indifférence.


Les temps changent,

Mais le présent ressemble étrangement au passé.


Viens te cacher dans les lumières avec moi

Mon Ange, 

Je t'aime, 

Et je te laisse ici.

- Gaëtan Hochedez -

















Une main tendue



Pleurer, crier, hurler ...



N'oublies pas ...



Ta souffrance est la tienne 
et toi seul (e) sait comment la gérer 






















Ta souffrance est unique 



La manière dont tu vis ta souffrance est unique.
Elle dépend de ton caractère, des liens personnels que tu entretenais avec celui qui n'est plus, 
des moments partagés. 
N'écoute pas les autres quand ils te disent comment vivre ton deuil.

- "Un temps pour le deuil" - Karen KATAFIASZ




                                  
                                Pleure
 


Tes larmes témoignent de ton amour.

Et les larmes qui prennent source dans l'amour conduisent à la guérison et au renouveau.

- "Un temps pour le deuil" - Karen KATAFIASZ
 
Respecte la force de ton chagrin ...

 


Respecte la force de ton chagrin,
il va t'affecter psychologiquement
dans ton corps ou ton esprit,
de façon intense
et parfois surprenante.
Sois indulgent avec toi-même.




- "Un temps pour le deuil" - Karen KATAFIASZ -



Les mots, les maux ...



Les mots,
Qui expriment tes maux
Quand, ils ne trouvent plus d'écho
Quand, ils provoquent, l'impatience
Et te plongent dans l'indifférence
Il te reste le silence.


Les mots,
Qui parlent de tes maux
Qui t'apportent, le soutien de l'espérance
Et, ne deviennent qu'intolérance
Pour n'être qu'absence
Il te reste le silence.

Les maux
Qui ne trouvent plus de mots
Laissent, un cœur si gros
Que, seul soulagent les sanglots
De cette différence
Il te reste le silence.


Les maux,
Qui ne deviennent plus des mots
Laissent, dans les yeux, cette luisance
Que seul, les âmes comme eux
Entendent cette souffrance
Il te reste le silence.

- Antoinette Egidi-




SE COMPRENDRE ET SE PROTÉGER ...


"Seule la personne faisant partie d'un même monde que moi pourra me comprendre ... Parce que, nous avons besoin de nos bulles, de se retrouver, d'être soi pour être mieux avec l'autre ... Là, où il n'y a pas compétition, pas doutes, pas de peur ... Là, où le partage peut être total et compréhensif ... De moi, j'écarte toutes épines, c'est mieux ainsi ... J'accueille dans mon monde, celui de mon monde ... Celui qui est fait pour moi sans qu'il ait besoin de toucher une fleur ... Mais juste savoir où se trouve l'étoile ...Carpe Diem"
 
          - Jackie POLLAERT - Écrivain & Médium -






L'indifférence - Gilbert BECAUD

 Puissent les paroles et la vidéo de cette chanson de Gilbert BECAUD, non seulement réconforter les endeuillés mais plus encore faire comprendre à ceux qui ne le sont pas encore et à tous ceux qui ne pensent qu'à eux mêmes, à quel point, que nous soyons endeuillés ou pas, nous souffrons de l'indifférence : 




 Les mauvais coups, les lâchetés
Quelle importance ?
Laisse-moi te dire
Laisse-moi te dire et te redire ce que tu sais.
Ce qui détruit le monde c'est :
L'indifférence !


Elle a rompu et corrompu
Même l'enfance !
Un homme marche
Un homme marche, tombe, crève dans la rue.
Eh bien personne ne l'a vu !
L'indifférence !

L'indifférence !

Elle te tue à petits coups
L'indifférence !

Tu es l'agneau, elle est le loup
L'indifférence !
Un peu de haine, un peu d'amour
Mais quelque chose
L'indifférence !


Chez toi tu n'es qu'un inconnu
L'indifférence !
Tes enfants ne te parlent plus
L'indifférence !
Tes vieux n'écoutent même plus
Quand tu leur causes


Vous vous aimez et vous avez
Un lit qui danse
Mais elle guette
Elle vous guette et joue au chat à la souris
Mon jour viendra qu'elle se dit
L'indifférence !

L'indifférence !

Elle te tue à petits coups
L'indifférence !
Tu es l'agneau, elle est le loup
L'indifférence !
Un peu de haine, un peu d'amour
Mais quelque chose

L'indifférence !

Tu es cocu et tu t'en fous
L'indifférence !
Elle fait ses petits dans la boue
L'indifférence !

Y a plus de haine, y a plus d'amour
Y a plus grand-chose

L'indifférence !
Avant qu'on en soit tous crevés
D'indifférence !
Je voudrai la voir crucifier
L'indifférence !
Qu'elle serait belle écartelée
L'indifférence !




Écoute - moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler


Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler.
Accorde-moi seulement quelques instants,
Accepte ce que je vis, ce que je sens,
Sans réticence, sans jugement.

Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler.
Ne me bombarde pas de conseils et d'idées,
Ne te crois pas obligé de régler mes difficultés.
Manquerais-tu de confiance en mes capacités ?


Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler.
N'essaie pas de me distraire ou de m'amuser,
Je croirais que tu ne comprends pas
L'importance de ce que je vis en moi.


Écoute-moi, s"il te plaît, j'ai besoin de parler.
Surtout, ne me juge pas, ne me blâme pas.
Voudrais-tu que ta moralité
Me fasse crouler de culpabilité ?


Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler
Ne te crois pas non plus obligé d'approuver
Si j'ai besoin de me raconter
C'est simplement pour être libéré.


Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler
N'interprète pas et n'essaie pas d'analyser
Je me sentirais incompris et manipulé
Et je ne pourrais plus rien te communiquer.


Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler.
Ne m'interromps pas pour me questionner,
N'essaie pas de forcer mon domaine caché.
Je sais jusqu'où je peux et veux aller.


Écoute-moi, s'il te plaît, j'ai besoin de parler.
Respecte les silences qui me font cheminer.
Gardes-toi bien de les briser,
C'est par eux bien souvent que je suis éclairé.


Alors maintenant que tu m'as bien écouté
Je t'en prie, tu peux parler
Avec tendresse et disponibilité
À mon tour, je t'écouterai.


- Jacques Salomé -







Le silence ...





















       
Les larmes

 

 Il y a des moments dans la vie, où nos sentiments les plus profonds, ne peuvent s’exprimer autrement, que par nos larmes …
Il ne faut donc pas les retenir, étant donné qu’elles proviennent, du cœur, et non de l’orgueil ...


- Paulo Coelho -




 
Lorsque aucune solution ne semble possible ....


"Lorsque aucune solution ne semble possible à nos problèmes, il en reste encore une : celle de demander de l'aide. Chercher, pour trouver. 
Demander, pour recevoir.
Car parmi ces milliards d'humains, il suffit d'un seul être, parfois, pour renaître.

Et cet être sera heureux, existera, lui aussi, par le simple fait d'en aider un autre, car Il a connu lui même le mal-être. " 
                                                                                                            - Laurence MARON -





Ne me pleurez pas - Prière Amérindienne


"Ne me pleurez pas ..."


Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !
Laissez-moi partir
Car j'ai tellement de choses à faire et à voir !

Ne pleurez pas en pensant à moi !



 
Soyez reconnaissants pour les belles années
Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !
Vous ne pouvez que deviner
Le bonheur que vous m'avez apporté !
Je vous remercie pour l'amour que chacun m'a démontré !


 

Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous ne serons séparés que pour quelques temps !

Laissez les souvenirs apaiser votre douleur !
Je ne suis pas loin et et la vie continue !
Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je sera là,
Et si vous écoutez votre cœur, vous sentirez clairement
La douceur de l'amour que j'apporterai !

Quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir,
Absent de mon corps, présent avec Dieu !
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer !

Je ne suis pas là, je ne dors pas !


Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d'automne,
Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l'étoile qui brille dans la nuit !

N'allez pas sur ma tombe pour pleurer
Je ne suis pas là, je ne suis pas mort !

- Prière amérindienne -






Les mots exacts pour le dire ... (la mort d'un enfant)



Je vous en prie, ne me demandez pas si j'ai réussi à le surmonter,
Je ne le surmonterai jamais.

Je vous en prie, ne me dites pas qu'il est mieux là où il est maintenant,
Il n'est pas ici, auprès de moi.

Je vous en prie, ne me dites pas qu'il ne souffre plus,
Je n'ai toujours pas accepté qu'il ait dû souffrir.

Je vous en prie, ne me dites pas que vous savez ce que je ressens.
A moins que vous aussi, vous ayez perdu un enfant.

Je vous en prie, ne me demandez pas de guérir.
Le deuil n'est pas une maladie auquel on peut se débarrasser.

Je vous en prie, ne me dites pas :
"Au moins, vous l'avez eu pendant tel nombre d'années".
Selon vous, à quel âge votre enfant devrait-il mourir ?

Je vous en prie, ne me dites pas Dieu n'inflige pas plus que ce que l'homme peut supporter.

Je vous en prie, dites-moi simplement que vous êtes désolés.
Je vous en prie, dites-moi simplement que vous vous souvenez de mon enfant.
Si vous vous rappelez de lui.
Je vous en prie, laissez-moi simplement parler de mon enfant.
Je vous en prie, mentionnez le nom de mon enfant.
Je vous en prie, laissez-moi simplement pleurer.

 - Rita MORAN - 


 

Une dernière preuve d'amour ...
 


Il est indispensable que le mourant et son entourage acceptent, tous deux, la réalité de la mort afin que la personne qui décède puisse quitter son enveloppe charnelle en paix et sans peur. Ainsi accompagnée, elle peut abandonner ses derniers attachements terrestres sans regrets.





Accepter ce lâcher prise, c'est pour les proches se libérer de l'égoïsme et du chagrin de la perte afin de donner à la personne qui s'en va la possibilité de vivre, sereinement, les étapes qui la conduiront d'un monde à l'autre.




Il importe peu que vous croyiez ou non en une vie après la mort. Ce qui compte, c'est d'offrir de l'affection et de créer une atmosphère paisible à l'aimé dont la vie s'achève. 
C'est une dernière preuve d'amour.
C'est un formidable cadeau.


                                  - Le Dalaï Lama - 



Je clame !


 Et je clame
que la vie est indestructible malgré la mort.

Que l’espoir est un vent vif
qui doit balayer le désespoir.

Que l’autre est un frère
avant d’être un ennemi.

Qu’il ne faut jamais désespérer
de soi-même et du monde.

Que les forces qui sont en nous,
les forces qui peuvent nous soulever sont immenses.

Qu’il faut parler d’amour
et non les mots de la tempête et du désespoir.

Que la vie commence aujourd’hui,
et chaque jour…
et qu’elle est l’espoir.

- Martin Gray-





Chaque instant de notre vie a une immense valeur ...


Chaque instant de notre vie a une immense valeur. Pourtant, nous laissons s'écouler le temps qui nous reste comme de l'or fin entre notre doigts. Quoi de plus triste que de se retrouver les mains vides à la fin de  sa vie ?


Sachons reconnaitre le caractère inestimable de chaque seconde de vie. Soyons assez intelligents pour décider d'en faire le meilleur usage, pour notre bien comme pour celui des autres. Avant tout, dissipons l'illusion qui consiste à croire que nous avons toute la vie devant nous.


 
Cette vie passe comme un rêve qui peut s'interrompre à tout moment. Consacrons nous sans plus attendre, à l'essentiel pour ne pas être rongés de regrets  à l'heure de notre mort. Il n'est jamais trop tôt pour développer nos qualités intérieures.



                                      - Matthieu RICARD -

 




Les Occidentaux ont peur de la mort ...


Les Occidentaux ont peur de la mort. Ils la cachent. C'est une erreur, car comment comprendre le sens de la vie si on occulte cette réalité ?

De plus, bien que la mort soit un évènement imposé par les circonstances de nos existences, nous pouvons influer sur les conditions dans lesquelles elle se déroulera, en nous y préparant à chaque instant grâce aux actions méritoires entreprises.



Nous sommes responsables de notre devenir. Il est la résultante du travail sur l'esprit et sur les émotions que nous réalisons et du détachement que nous acquérons vis à vis des êtres et des évènements.

- Le Dalaï Lama -



Qui contrôle son esprit est libre ...



"En Occident, la plupart des gens ne meurent pas de mort naturelle, mais d'excès. Excès de vitesse, de nourriture, d'intoxicants, d'impatience.

Faites preuve de bonté envers vous même, appréciez ce qui se présente à vous. Apprenez à être heureux avec peu. 

Si vous n'êtes jamais satisfait, quel que soit l'argent dont vous disposez, vous serez pauvre. Débarrassez vous du désir et de l'attachement.

Qui contrôle son esprit est libre ici et maintenant et au moment du Grand Passage.


- Kyabjé Dudjom Rimpoché -




Se préparer à la mort ...





"A tout moment, nous devons nous préparer à la mort comme si elle devait survenir à l'instant même.

              Nous ne sommes jamais suffisamment mûrs pour affronter ce passage. Nous gaspillons, gâchons nos existences, en privilégiant trop souvent les moments futiles. Nous ne prenons pas le temps de développer nos qualités de cœur, de devenir de bons êtres humains, de vivre selon une éthique laïque fondée sur la non violence et la compassion. Et, lorsque le grand âge arrive, nous n'avons que nos regrets pour faire face à la fuite du temps, car nul retour en arrière n'est possible"
                                                            
                                                                         - Le Dalaï Lama - 


 






Prendre soin de soi 



Parce que le deuil bouleverse toute une vie, parce que plus rien ne sera jamais comme avant, devant le grand vide et le néant, il nous faut cheminer dans le deuil pour nous reconstruire. Il nous faut faire face à la solitude, à l'incompréhension, au jugement ...

Afin de vous aider, je vous invite à suivre les précieux conseils indiqués par Nadine BEAUTHEAC* dans son livre "Le deuil" ... 


"...Lors du deuil d'une personne chère, notamment dans les deux
premières années qui suivent le décès, on n'a plus d'énergie, on est physiquement épuisé, moralement désorienté, psychologiquement détruit. Souvent, on se sent incapable d'accomplir les tâches quotidiennes. Prendre soin de soi dans un tel contexte peut sembler absurde, et, pourtant, il est important de ménager ses forces pour ne pas sombrer dans cette période tumultueuse.  

Voici quelques thèmes sur lesquels il est important que la personne en deuil puisse réfléchir et agir. Cela lui permettra d'avancer dans son itinéraire personnel et d'envisager la transformation de son être qui inaugurera sa nouvelle manière de vivre ...

- Donnez vous le droit de vous soustraire à la pression sociale :  la société et donc votre entourage ne connait pas forcément la réalité du deuil, vous serez soumis à des conseils opposés ou à des phrases qui vous déstabilisent ou vous culpabilisent. 


 Le plus salutaire pour chacun de vous est de vous dire qu'il s'agit de votre propre souffrance et que personne n'est autorisé à vous dire comment la gérer. Recentrez vous sur vous même, vos désirs, vos choix, et décidez de ce qui vous aide, ne vous aide pas, sans écouter les avis d'autrui. Essayez, au contraire, d'exprimer ce dont vous avez besoin de définir, l'état dans lequel vous êtes afin de ne pas couper le lien social.

- Économisez votre énergie physique : ... chaque jour, limitez vous aux tâches indispensables ou à celles qui peuvent vous apporter du soulagement.

- Économisez votre énergie psychique : ... laissez les choses se faire avec du temps ; peu à peu, votre énergie psychique va trouver les chemins de traverse : évitez aussi des conflits que vous auriez à affronter en temps normal. Reportez à demain tout ce qui vous parait trop stressant.

- Recherchez des moments "ressources" : essayer de vous trouver régulièrement en compagnie de personnes avec lesquelles vous pouvez exprimer ce que vous ressentez ou auprès desquelles vous vous sentez bien ...


Il y a aussi certainement des activités qui vous apaisent, celles que vous aimiez "avant" ou de nouvelles que vous allez découvrir ...
Le temps du deuil est obligatoirement un temps de repli sur soi, la personne en deuil a besoin de se centrer sur elle même pour s'adapter à sa nouvelle réalité ...


- "Les jours plus difficile, je branche mon répondeur" : ... dans le vécu du deuil, il y a des jours où trop c'est trop : alors, ce n'est pas la peine d'en rajouter. Sachez volontairement vous retirer du monde, pour un moment limité dans le temps : ne pas répondre au téléphone, ne pas faire les courses et demander à quelqu'un d'autre dans la famille de vous en décharger. Apprenez à ne pas affronter tout en même temps.

- Remettez les problèmes à leur juste place : souvent, en temps de deuil, tout est douloureux, le moindre contact avec autrui heurte, une réaction ou l'absence de réaction ... blesse ... Pourtant, aucun des problèmes qui surgissent n'ont l'ampleur de votre perte, sachez dire "pouce" aux conflits au nom de cette perte ... Il vous faut aplanir ce qui apparait comme des montagnes en collines, c'est difficile mais c'est un moyen pour rester en contact avec ses émotions de deuil et ne pas leur en ajouter d'autres secondaires.

- Sachez profiter des bonheurs de la vie : dans un tel état de détresse, rien ne semble donner du bonheur. En même temps, nous sommes, hélas, bien placés pour savoir qu'il faut goûter les joies de l'instant : un moment dans les bras de son conjoint ou avec l'un de ses enfants, un rire au cinéma, un geste avec des amis peuvent apporter une seconde, une minute de bien être. 


Il faut s'accrocher à ces instants pour les développer, ce n'est que par le vécu de ces "petits bonheurs" que vous arriverez à vous raccrocher pour surmonter votre détresse et la faire évoluer.

- Avoir une bonne estime de soi : lors de la mort d'un être cher, nous nous sentons toujours coupables, il y a toujours ce que nous n'avons pas dit ou pas fait, mais il est juste aussi de recenser tout ce que nous avons dit et fait, de nous souvenir du rôle positif que nous avons joué dans la vie de cette personne, afin d'accepter l'idée que nous ne sommes pas tout puissants et que ce qui est arrivé nous échappe, est hors de notre contrôle ...

- Se nourrir psychologiquement et émotionnellement : ... dès que cela est possible, il est bon d'être avec des amis, d'aller à un concert, de lire sur le deuil ... Ce n'est plus tant une activité qui est effectuée comme un loisir, une détente, que quelque chose de réconfortant qui structure la nouvelle personnalité en mutation de la personne en deuil ...

- Enfin, lorsque vous sentez que vous ne pouvez plus faire face, ni physiquement, ni psychologiquement, consultez sans honte, afin de trouver l'aide ponctuelle qu'il vous faut et éviter de transformer votre souffrance normale en une souffrance qui vous entrainerait dans des errances dangereuses ...



* Nadine BEAUTHEAC est ethnosociologue et administratrice de l'association "Vivre son deuil Paris-Ile-de-France. 



 Je te veux vivante Maman !




A tous ceux et toutes celles qui souffrent de l'absence de celui ou celle qu'ils ont tant aimé,
A tous ceux et toutes celles qui se sentent coupables de vivre, de rire, entre larmes et chagrin, 
je dédie ce poème émouvant d'une maman qui pleure son enfant, trouvé sur le net.
Que ces mots puissent vous aider à cheminer dans le deuil sans culpabilité ...

 
"Je pleure mon enfant qui est mort brutalement...
Mais, en même temps, j'entends sa voix qui me dit avec une légère impatience" :

« Maman, ne te tracasse pas pour moi,
  Maman, n'en reste pas là.
 Oui, mon départ t'a fait très mal !
Oui, tu as toujours mal !
Mais tu sais maintenant que c'était un envol, non un naufrage.
Oui, je sais ! Cela est inguérissable ?
Mais que cela ne t'empêche pas de penser aux autres et aussi à toi.

Continue à cueillir, Maman, tous les bonheurs de la vie.
Même les plus petits, même s'ils ont un arrière goût de cendre parfois.

Fais-toi plaisir, chante, écoute de la musique, crée quelque chose avec tes mains, crée quelque chose avec ton cœur, avec ta tête!
Sans cesser de pleurer peut-être, mais crée !
Je te veux vivante, Maman !
Que mon départ devienne pour toi source de vie !
Continue, va !
Je t'en prie, n'abandonne pas !
Tu le sais, je suis avec toi tous les jours.

Je te veux vivante, Maman ! »




Il ne sert à rien d'échapper à la terre ...




"...il ne sert à rien d'échapper à la terre et à ses enseignements ... Je sais maintenant qu'un contrat signé avec soi-même se vit jusqu'au bout et qu'il y a toujours des solutions. Derrière le plus grand désespoir, il y a toujours une solution qui ne peut apparaitre que lorsque le vide est total. Lorsque nous abandonnons nos masques, quels qu'ils soient, tout devient alors possible ..."


Extrait du livre d'Anne GIVAUDAN - "La rupture de contrat"




  Comprendre une personne ...


 


" Comprendre une personne c'est déjà lui parler. Poser l'existence d'autrui en la laissant être, c'est déjà avoir accepté cette existence, avoir tenu compte d'elle. " 

 - Emmanuel LEVINAS -







N'oubliez pas l'attention, l'affection ...

N'oubliez jamais, tout être humain, quelque soit son âge, son sexe, sa couleur, surtout dans les moments douloureux a besoin de chaleur humaine, d'attention et d'affection.





"La tendresse d'un regard, d'un toucher,
d'une simple présence peut faire toute la différence dans la vie de quelqu'un et ce à tout âge !"



 

Accepter


 
"Accepter donne force et courage !
L'acceptation crée une grandeur positive envers la vie,
les situations, le comportement d'autrui
et vis à vis de soi-même."

J'ajouterai "accepter, c'est aussi lâcher prise"







Faire silence

Parfois, nos pensées s'entrechoquent et nous n'en pouvons plus,
il est important de se rappeler alors de
FAIRE SILENCE !



Tu accorderas du temps au silence.
Tu ne te laisseras plus envahir par le bruit assourdissant 
de ton âme en souffrance.
Tu passeras les armes de ta lutte intérieure
 pour trouver en toi,
par toi et avec toi,
la paix nécessaire à ton cœur.

- Auteur inconnu -





Entendre le silence 


 
 
Seuls ceux qui se préoccupent de toi
peuvent t’entendre lorsque tu es silencieux.







Seul l'amour rend vivant



Tiré du "Petit traité sur la mort pour croquer la vie avec bonheur" de Catherine BARRY, je voudrais avec elle, mettre l'accent sur le fait d'aimer et de partager, que la croyance aide à traverser les épreuves, avec cet extrait : 

"... Croire est une grâce qui transcende les réalités de la souffrance, de la maladie, de la vieillesse, de la perte. C'est aussi une bénédiction qui s'ancre dans une morale quotidienne partagée par une communauté. Le lien fraternel ainsi créé aide à traverser les bonheurs et douleurs de l'existence.

... Chaque être est unique, sa perception du monde aussi...

... Au delà des formes et spécificités de chaque doctrine, in fine, toutes disent, entre les mots, à peu près la même chose : que l'existence apprend sans cesse à lâcher prise et l'importance d'aimer et de partager. Seul l'amour rend vivant, relie aux autres, fait que nous nous sentons moins seuls au moment de mourir ...

... L'effroi de l'inconnu diminue, voire s'efface quand on est entouré par ceux qu'on aime.

... Je sais qu'offrir un sourire, un soutien, avoir une intention qui réjouit l'autre sont les plus beaux cadeaux que l'on puisse prodiguer à autrui et à soi-même. Et que donner sans rien attendre en retour, sans que cela se sache ou se voit, emplit l'âme d'une joie incomparable et durable qui procure du sens à ce que l'on est et à ce que l'on fait."






 Ne te prives pas d'être heureux (se)

Lorsque s'abattent sur nous, des évènements douloureux, la vie nous parait triste et injuste, mais si nous ne voulons pas nous laisser aller à mourir lentement rappelons nous ce magnifique poème de Pablo NERUDA :

 
"NE TE PRIVES PAS D' ÊTRE HEUREUX"

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.
Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu.
Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés.
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés
Vis maintenant !
Risque-toi aujourd’hui !
Agis tout de suite !
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d’être heureux !

- Pablo NERUDA-
 



Veiller sur l'état d'amitié est un devoir ...

Ce sont souvent dans les épreuves de la vie, dans les moments difficiles et douloureux que nous réalisons qui sont nos vrais amis ..., voici quelques citations sur l'amitié :



"Veiller sur l'état de l'amitié est un devoir ... Penser à l'autre, savoir être présent quand il faut, avoir les mots et les gestes qu'il faut, faire preuve de constance dans la fidélité, c'est cela l'amitié, et c'est rare ..."
- Tahar Ben Jelloun -



ou cette autre :


"Quelques soient vos difficultés un véritable ami ne vous abandonne jamais !
Un véritable ami ne vous juge pas !
Un véritable ami vous accepte tel que vous êtes !
Là où vous en êtes !"
- Christine GONZALES de Théracoach -


Quoi qu'il en soit :
 
"Il y a un moment dans la vie où nous comprenons ...
Qu'elle personne est vraiment importante pour nous,
Quelle personne ne l'a jamais été,
Et laquelle le sera toujours !
En tout état de cause,
N'accorde pas plus d'importance qu'on t'en accorde !!!"
et ne pleure jamais pour quelqu'un
qui serait incapable de pleurer pour toi !






Aimer le mystère du moment présent

Nous avons tendance à chercher des explications pour tout, (le comment, du pourquoi, du parce que ...). Or, il nous est impossible de trouver une réponse à tout et plutôt de chercher "pourquoi", cherchons plutôt "comment".

Voici une citation d'Eckhart TOLLE qui exprime bien cet état d'esprit :





"Les explications vont bien pour les choses pratiques,
mais sont déplacées pour la beauté,
l'amour et la simple présence ...
Juste laissez les choses être ...
Aimez le mystère au lieu de résoudre l'énigme ..."

- Eckhart Tolle -







Le pouvoir d'un sourire




" Dans la vie, les choses, les plus simples sont les plus importantes.
Il est une chose toute simple qui est essentielle : c'est le sourire.
Vous ne pouvez sourire sans que tout votre corps n'en ressente l'effet favorable.
L'effet d'un sourire sur autrui n'en est pas moins remarquable.
Il désarme les soupçons, dissipe la peur et la colère,et fait surgir chez les autres le meilleur d'eux mêmes
                                                                            - Emmet FOX -






Les paroles sont des armes

 

 

Souvent à la mort de quelqu'un, nous voyons des familles se disputer, se déchirer ... Des paroles blessantes, mal intentionnées peuvent faire beaucoup de mal. Soyons donc vigilants aux mots que nous employons comme l'indique bien le texte ci-après.



"Soyez prudent dans vos jugements. Les paroles sont des armes puissantes qui peuvent faire beaucoup de mal.

Que votre langue ne ridiculise jamais quiconque. Que votre bouche ne diminue personne.

Une parole dure, une parole vive peut brûler longtemps au tréfond du coeur et y laisser une cicatrice.

Tolérez que les autres soient autres, qu'ils pensent autrement, fassent autrement, sentent autrement et parlent autrement.

Dans vos paroles, soyez généreux et clément. Les paroles doivent être des lumières. Les paroles doivent réconcilier, rapprocher et apaiser.

Là où les paroles deviennent des armes, on se retrouve face à face comme des ennemis.

La vie est bien trop courte et notre monde bien trop petit pour en faire un champ de bataille"

                                                                                                                                  
                                                                                 - GLANURE -





Le pouvoir de changer une vie 




"Nous sous-estimons souvent le pouvoir d'un contact, d'un sourire, d'un mot gentil, d'une oreille attentive, d'un compliment sincère, ou d'une moindre attention : ils ont tous le pouvoir de changer une vie."

                                                                            - Léo BUSCAGLIA -








Le sourire est une arme

Très belle citation dont je ne connais pas l'auteur, mais qui mérite à être publiée, à relire les jour de grisailles  :

"Le sourire est une arme,
ll détruit la morosité,
Élimine la tristesse
et fais nos joues se soulever.

Il combat l'infâme,
Met du baume au cœur,
Joie et douceur, il clame
Et estompe nos douleurs ..."

- Auteur inconnu-




Commentaires sur cette page

- Le 7 mars 2014 - Vivons dans l'ici et maintenant en tentant, autant se faire que peut, de vivre intensément chaque instant de bonheur pour ne jamais rien regretter... Décidément, j'aime vraiment ce blog !

- Annie - le 3 mars 2014 -  bonjour en fouinant sur le net, je découvre ton blog. J'ai tout particulièrement apprécié cette réflexion sur le deuil (j'en ai moi-même vécu lors du décés de mon mari) et je trouve que cet article est très complet. Merci pour cet écrit. Bien amicalement annie
       
            Réponse :  Merci Annie pour ton commentaire. Je suis heureuse que tu aies apprécié cet article et heureuse de me l'avoir dit. Cela m'encourage à continuer mes publications. Merci à toi.